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CHRONIQUE / REVIEW

UNKH

INNERVERSE

Releases information

Release date: May 28, 2018

Format: Digital, CD

Label: Freya Records

From: Hollande / Holland

8,0

Francois Lavallée - July 2018

TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

CHRONIQUE / REVIEW

CD

 

Un album déroutant! Avec ses 44 minutes en cette ère de CD de 60+ minutes, on se sent un peu floué. Presque un EP…Mais je me souviens de ce EP de 1972, 38 minutes de pur délice que ce « Close to the edge ». Et personne ne s’est plaint des 35 minutes du premier Van Halen ou de Reign in Blood the Slayer et ses 28 minutes. On a tendance à oublier que la qualité a son poids! Bref, 44 minutes de Unkh.

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Qui est Unkh ? Pas certains de pouvoir prononcer le nom de band correctement d’ailleurs. Je ne peux que penser à Onc. Comme dans Mon Onc Serge ou Jean-Pierre, No offense meant! Un groupe de 4 amis de Hollande qui en sont à leur deuxième album. À l’écoute des premiers seconde de ce premier album je conclus qu’une superbe évolution s’est effectuée autant au niveau du son que de la structure des pièces. « Innerverse » est plus éthérique, les guitares plus subtiles, les harmonies vocales mieux développées.

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Super début d’album avec ‘Delusional/Warp’ un peu mystérieux, lent comme on les aime ! Avec ses 10:17, c’est une promesse de délectation à venir. Unkh prend son temps pour s’introduire dans nos oreilles mais dès les premiers notes des leurs incroyables voix on sent qu’on sera transporté. Cette mélodie vocale est une agréable surprise. Un des points fort de ce band. Trop souvent, le rock progressif nous impressionne par la grande virtuosité des musiciens en délaissant le côté mélodique au niveau des voix. Trop d’efforts sont mis à imiter les FISH, GABRIEL et HAMMILL du passé pour ne générer que complexité sans mélodie mémorable. Pas ici. Unkh nous bercera à chaque pièce. Je ne peux que citer North Atlantic Oscillation comme point de comparaison. Douce mélodie sans compromis: douce et chantable sans tomber dans la pop que nous craignons tous. L’intensité augmente, un petit soubresaut vers 3:00, on reprend le thème après un court interlude de 35 secondes, et on sent que ça va chauffer mais Unkh nous fait patienter un peu avec leur excellent son, leur superbe mélodie, une batterie plutôt discrète mais efficace et à 4:50 on change de direction avec une ligne de basse qui aurait pu être mieux supportée par un rythme plus varié. 6:10, une mélodie de guitare nous tente une fois et nous amène vers un échanges de solos de claviers aux couleurs de jazz, pour ensuite nous ramener vers cette ligne de guitare au reverb enveloppant. Un chœur de voix à la Yes (période Yes Album) nous guide vers la fin de la pièce. Encore un changement de style avec une guitare rythmique plus rock et oh… légère déception par la fin en fade out. Je suis toujours déçu quand un groupe travaille à élaboration d’une pièce de 10:00 pour la finir en fade out… question de gout. Mais je me demande tout le temps comment ils la finissent cette pièce en show? Note: Certaines critiques appellent cette pièce ‘Paranoid Void’.

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‘Deep’ début doux et mélodieux au clavier, une guitare langoureuse au sustain infini arrive ensuite pour se transformer pendant quelque seconde en annonciateur d’un changement empreint d’une énergie nouvelle 2:25. Surprise ! Un rock plus pesant nous amène ailleurs. Moins d’originalité pendant une minute. Pas mauvais mai un peu répétitif sans le copte méditatif du début. Ça change encore à 4:00 avec une guitare qui accompagne le clavier dans une courte danse intéressante. Et on revient à ce rythme qui rappelle Abacab ou Dodo/Lurker de Genesis. Pas mauvais mais…on tolère pour 1 minute. Seul point faible de ce groupe, à mon humble avis est la batterie. Plus rock que prog. Certains moments manquent d’originalité. Rien de terrible, Maarten HABRAKEN fait le travail mais à plusieurs reprise j’imaginais ce que PERAT, HARRISON ou D’VIRGILIO auraient fait…Arrive ‘The Showcase’ Oh! forte réminiscence de North Atlantic Oscillation (que j’adore!). Dans la mélodie, le côté plus pop sans tomber dans la platitude ou la répétition de ce style. Le petit clavier simpliste suivi par le piano et la ligne mélodique en font un début génial. Encore une fois, j’insiste sur la qualité du vocal : juste, mélodieux, plein d’émotion sans forcer le tout et bien balancée dans le mix. Mais surprise à 2:42, changement soudain de direction, anticipation…rappel de la section du début, une belle ligne de basse (fretless), supporté par la guitare, et envolée mélodique vers la fin… tout en puissance et en douceur ? Une dernière partie vocale et un petit solo de guitare un peu mou à mon goût avant de finir avec un rappel du thème au piano du début. J’adore le feeling général de cette pièce.  ‘Slumber’ avec un début à la “The lamb lies down” avec un peu trop de camomille… un vocal doux et brumeux et ohhh un peu de mellotron ! Une magnifique complainte toute simple mais efficace sans tambour ni trompette…hum…sans guitare, ni batterie. Ah…cette fin en fade out naturelle est tout à fait approprié. Un délice!

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‘Dreamcatcher’ la pièce de résistance. Depuis les débuts du prog une pièce monopolisant un côté entier de vinyl a fait la joie des amateurs. Ou au moins, nous faisait anticiper un plaisir prolongé et coupable. Rappelez-vous la sortie de Topographic : 4 morceaux sur deux LP…ouais bons, les avis sont partagés sur celui-là mais aujourd’hui, malgré tout, les vieux proggeux dont je fais partie sont toujours excités par une pièce qui dépasse les 15 minutes. Un départ en douceur, clavier discret, ligne de basse subtile, une guitare qui donne le rythme et une batterie qui supporte adéquatement. Un changement anticipait se fait senti à 4:00, pas trop long, pas trop vite et nous voilà partis ! Encore cette voix à la ligne mélodique et des harmonies subtiles ! Aucune indication pour les harmonies vocales dans le liner notes… sont-ce seulement des effets studio? Ça serait dommage. Encore une fois ici, je dois revenir sur la batterie. La deuxième partie de la pièce aurait bénéficié d’un rythme plus original. Ce qu’on entend est tout à fait décent mais plus rock que prog selon moi (mais qui suis-je pour critique le travail de ces superbe musiciens?) Un changement important vers 7:30. Je n’arrive pas à trouver à qui ils me font penser mais clairement j’ai déjà entendu ces sonorités de guitare un peu distorsions et ce genre de mélodie très catchy, agréable mais surprenant pour une toune de prog. XTC me vient en tête mais je suis convaincu que ce n’est pas ça! Encore quelques bouts qui me rappellent Abacab à 9:00. Ça change encore à 10:42. Ces changements se font naturellement, une belle progression vers autre chose sans brusquerie. Cette nouvelle partie est aussi catchy que la précédente et à 11:30, 30 secondes de réminiscence de Steve HACKETT dans ses moments plus rock, on devient plus rock à 12:00 (ah, si la batterie pouvait être plus aventureuse). Le calme après la tempête à 13:10 et une sonorité que Porcupine Tree nous a habitué à entendre, un rythme machine en sourdine, des arpèges à la guitare, une ligne de clavier au son de flute. Une mélodie vocale qui rappelle Hamadryad (la voix semble moins courageuse, voire un peu faible, ici) dans un ensemble tout à fait plaisant. 15:50 et il reste encore du temps pour lancer un nouveau thème qui s’annonce avec un rythme militaire du snare drum, crescendo vers la fin avec un retour à un thème précédent et un solo de guitare qui aurait pu être un peu plus dynamique si la batterie avait supporté plus efficacement pour cette grande finale…Finale qui déçoit cependant. J’ai l’impression de m’être fait voler la finale! Arghh…Enfin!

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Malgré certaine critique un peu sévère j’ai écouté cet album 10 fois cette semaine. Vraiment agréable. Vraiment bon! La progression entre le premier et le deuxième album de Unkh est impressionnante. Il manque encore un peu d’aide au niveau de la production et les petits défauts notés plus haut disparaitront. J’ai déjà hâte au prochain!

 

PISTES / TRACKS

 

1.    Delusional/Warp  (10:17)

2.    Deep (5:46)

3.    The Showcase (6:04)

4.    Slumber (3:00)

5.    Dreamcatcher (19:00)

Musiciens / MUSICIANS :

 

Jeroen Habraken: Vocals, keyboards, programming

Maarten Habraken: Drums

Matthijs Van Nahuijs: Bass

Maarten Peerlings: Guitars

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