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CHRONIQUE / REVIEW

marco de angelis

next station

Releases information

Release date: December 15, 2017

Format: CD

Label: Auto-Production / Self-Released

From: Italie / Italy

8,3

Serge Marcoux - January 2018

TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

CHRONIQUE / REVIEW

CD

 

L’Italie, si prodigue avec les arts de la table et ceux de Bacchus, est aussi un terreau fertile pour le rock progressif, comme nous le savons bien. Nous découvrons encore les trésors des années 70 alors que les nouvelles générations de musiciens ajoutent des titres à nos discothèques ou à nos listes de souhaits. À 55 ans, MARCO DE ANGELIS n’est pas un petit nouveau mais ce n’est que son 2e album, «Next station», qu’il nous a offert à la fin de l’année dernière. Il a œuvré longtemps et surtout comme producteur ou comme ingénieur de son et ce, tant pour des artistes sur disque ou sur scène que pour la télévision. Son périple en tant que musicien a néanmoins débuté à l’âge de 10 ans. MARCO est un multi instrumentiste talentueux qui, bien sûr, a produit et enregistré lui-même son album, en plus d’en écrire les musiques et les paroles. Son emprunte musicale est tracée à l’aide de guitares, basses, Chapman stick et claviers, notamment. Pour l’assister sur sa route : les chanteurs NAD SYLVAN (doit’ on encore le présenter? HACKETT’ AGENTS OF MERCY, en solo, etc.), ROBBIE WYCOFF (connu grâce à sa collaboration à la tournée «The Wall» de ROGER WATERS) et GÖRAN EDMAN (collaborateur à de multiples projets dont KARMAKANIC). Un batteur et des choristes, dont une qui ajoute quelques notes de saxophone, complètent l’équipage.

Nous avons tous en tête des images et des sons associés au «Rock Progressivo Italiano» mais monsieur DE ANGELIS nous emmène ailleurs, dans l’univers du rock progressif anglo-saxon à qui il souhaite d’ailleurs rendre hommage en parcourant ces autres territoires et atmosphères que nous connaissons également. En effet, les quelques 54 minutes  de «Next station» découpées en six pièces nous transportent, un mot très juste, à travers les routes progressives anglaises. L’influence première et indéniable est celle du grand FLOYD, le trait d’union musical de cet album et l’influence indéniable du jeu de guitare, tout en beauté et en fluidité de DE ANGELIS, qui rappelle celui de GILMOUR sans en être un duplicata.

«Freewill» pave la voie de belle façon et il s’agit de la première avec NAD SYLVAN. On le reconnaît bien et son emprunte agrémente aussi «Keep going» et «A proggy night in London», les deux pièces suivantes. J’aime beaucoup ce chanteur qui apporte beaucoup au paysage progressif depuis quelques années. Cette chanson effectue quelques jolis clins d’œil à l’univers de YES, notamment au niveau des guitares. Lorsque la guitare électrique éclate sur «Keep going», l’hommage est clair et on pense un peu à l’époque «Momentary lapse of reason» du flamant rose. Une belle pièce avec des orchestrations bien mises en évidence. Il est clair que monsieur DE ANGELIS connaît et aime son «boulot». La suivante est ma préférée. «A proggy night in London» est la plus longue avec ces cinq sections et ici, on peut reconnaître GENESIS. La voix de SYLVAN se fait caressante, enjôleuse même et des notes de synthétiseur bien emmenées parsèment ce mini-opus. Le tempo de «Back again» est résolument lent, un peu comme ANTIMATTER. La voix de WYCOFF est différente mais fort jolie aussi. Aucun doute sur le choix des chanteurs de l’album. Le solo de guitare vers le milieu de la pièce est «Gilmorien» en diable et … on aime.

La pièce éponyme de l’album est la 2e plus longue avec plus de 13 minutes. Elle m’apparaît comme la plus personnelle même si certaines sonorités de la guitare m’ont rappelé ALEX LIFESON. Quatre sections découpent «Next station» et on voyage du rock le plus appuyé de l’album à des tempos plus lents. Le saxophone nous fait un joli clin d’œil et les chœurs apportent une dimension intéressante. Au final, je crois qu’elle aurait peut-être gagné à être un peu plus courte mais cela n’empêche pas que je l’aime bien aussi. Pour clore l’album «Last train» semble être une pièce tirée du répertoire de ROGER WATERS, vous savez le rythme et la sonorité de «Pros and cons of hitch hiking». Un dernier pavé sur la voie de l’hommage aux racines du prog. Pour rédiger une chronique, il va sans dire qu’il faut écouter un album encore et encore. Mais je me suis surpris à le faire jouer souvent pour le pur plaisir de la musique qu’on y trouve et je sais que je le ferai de nouveau.

 

PISTES / TRACKS

 

1 - Freewill (6:50)

2 - Keep Going (6:18)

3 - A Proggy Night In London (14:33)

4 - Back Again (7:25)

5 - Next Station (13:21)

6 - Last Train (5:48)

Musiciens / MUSICIANS :

 

Marco De Angelis _ Guitars, Spanish Laud, Mandolin, Bass, Chapman Stick, Keyboards, Programming

Nad Sylvan _ Lead & Backing Vocals (1, 2, 3)

Robbie Wyckoff _ Lead & Backing Vocals (4, 5)

Göran Edman _ Lead & Backing Vocals (6)

Cristiano Micalizzi _ Drums

Simona Rizzi _ Backing Vocals

Cristiana Polegri _ Backing Vocals, Sax

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