CHRONIQUE / REVIEW

caravela escarlate

caravela escarlate

Releases information

Release date: November 30, 2017

Format: CD, Dig

Label: Vertice Cultural

From: Brésil / Brazil

9,0

Philippe André - January 2018

TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

CHRONIQUE / REVIEW

CD

 

Deuxième album pour le trio brésilien CARAVELA ESCARLATE que nous avions découvert il y a à peine un an avec un premier essai un peu court et un peu timide selon moi car essentiellement acoustique ou électro acoustique, même si l'on sentait bien qu'il y  avait une indéniable qualité en germination dans leur musique.

Petit rappel historique, le groupe est avant tout le projet du multi instrumentiste David CARAVELLE, d'où le nom de la formation de RIO dont le but avoué est de transcender le rock progressif des seventies avec la musique colorée du pays qui l'a vu naitre. David a décidé de travailler en étroite collaboration sur son projet avec Ronaldo RODRIGUES, par ailleurs claviériste d'ARCPELAGO. Tous les titres sont calibrés de quatre à un peu moins de sept minutes excepté les deux dernières pièces qui peuvent être considérées comme des épics.

Bien sûr, il faudra vous familiariser avec un chant plus rare qu'habituellement puisque David chante dans sa langue natale c'est à dire le portugais et ce n'est pas évident à assimiler, foi de chroniqueur francophone. Le voyage débute avec "Um Brilho Fragil no Infinito", une pièce très peu chantée, menée brillamment par la guitare de David et les claviers de Ronaldo tous les deux en parfaite osmose (le thème principal exposé y est superbe), un de mes  titres préférés sans aucun doute. Le morceau éponyme qui suit, introduit par une basse lourde, est d'une grande douceur et d'une grande délicatesse rappelant les grandes heures de SAGRADO pour les vieux fans de l'école Auriverde.

"Atmosfera" est totalement instrumental avec en vedette l'orgue de Ronaldo RODRIGUES, une pièce qui s'écoute facilement même si elle n'est pas foncièrement différente d'autres du même genre déjà entendues ailleurs."Gigantes da Destruiçao" presque sept minutes qui vient après, débute calmement, très bien chanté par mister CARAVELLE, très agréable pour lequel j'ai du mal à trouver une analogie (certainement pour la langue utilisée), une pièce qui s'emballe quelque peu dans sa seconde moitié (avec une belle ligne de basse ronde et mélodique), une des meilleures de l'album. "Toque as Constelaçoes" est également un morceau calme, peu mais bien chanté aussi, et Ronaldo y confirme son grand talent de claviériste (très proche encore des maitres SAGRADO). "Futuro Passado" avec un orgue plus acidulé est le titre que j'ai le moins apprécié, moins bien chanté que les autres titres mais pas inécoutable pour autant.

Il nous reste les deux épiques, le premier instrumental, le second chanté, le total des deux dépasse légèrement les vingt minutes ce qui n'est pas rien. "Cosmos" est réminiscent des morceaux précédents, on reconnait la patte de David CARAVELLE à la basse et de Ronaldo RODRIGUES aux claviers, encore un titre pas foncièrement original mais qui s'écoute facilement.

La pièce conclusive "Planeta Estrela" enfonce le clou, toujours dans la même veine, sous la houlette de son fort brillant organiste, avec un chant au diapason, mon morceau numéro un, oui, oui, je sais c'est le plus long !!!!

Nous n'oublierons pas sur la totalité de l'oeuvre, l'excellent batteur Elcio CAFARO, sans qui toute cette musique n'aurait pas pu voir le jour. Encore un très bon album de 2017, mais nous l'inclurons sur 2018 car les classements et palmarès progressifs ont été clos avant que nous puissions parler dignement de cette "Caravela Escarlate". Le premier très bon disque brésilien depuis fort longtemps, trop longtemps ?       

 

PISTES / TRACKS

 

1. Um Brilho Fragil no Infinito (5:12)

2. Caravela Escarlate (4:40)

3. Atmosfera (6:25)

4. Gigantes da Destruição (6:54)

5. Toque as Constelações (5:18)

6. Futuro Passado (4:46)

7. Cosmos (8:35)

8. Planeta-Estrela (11:34)

Musiciens / MUSICIANS :

 

David "Paiva" Caravelle: Bass, Violin Alto, Guitars, Vocals

Ronaldo Rodrigues: Keyboards

Elcio Cáfaro: Drums