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CHRONIQUE / REVIEW

universal totem orchestra

Mathematical mother

Releases information

Release date: February 27, 2017

Format: Digital, CD, Vinyl

Label: Black Widow Records

From: Italie / Italy

9,6

Jimmy Farley - March 2017

TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

CHRONIQUE / REVIEW

CD

 

D’entrée de jeu je dois admettre que je ne suis pas partisan de l’étiquette Zeuhl qui est collée à Universal Totem Orchestra d’Italie. Ce n’est donc pas comme expert du genre que j’amorce cette chronique mais plutôt comme un amateur de prog qui demande à être séduit. D’abord donnons la définition du Zeuhl selon Wikipedia : « Le terme zeuhl est utilisé en référence au groupe Magma, qui est à l'origine de ce genre musical1. Dans la langue imaginaire créée par son fondateur Christian Vander, le kobaïen « zeuhl désigne une sorte de mémoire cosmique en relation avec l’Univers, qui aurait mémorisé tous les sons existants dans les profondeurs de notre esprit. C'est lorsqu'on arrive à se dégager de toutes choses en musique que cette mémoire entre en activité pour correspondre avec l'Univers tout entier. ». UTO partage donc ce genre de prog avec des groupes aussi disparates que Magma, Dün, Eskaton, Eider Stellaire, Setna, Happy Family, Runaway Totem et une soixantaine d’autres (selon ma base de données). C’est un copinage dangereux mais on va voir plus loin que les accointances sont plutôt minces.

Donc, UTO vient de sortir son troisième opus depuis 1999 intitulé « Mathematical Mother ». La formation gravite autour de la chanteuse Anna TORRES FRAILE qui est là depuis le début, accompagnée de Daniele VALLE à la guitare, de Fabrizio MATTUZZI aux claviers, du fondateur Giorgio GOLIN à la batterie et de Yanik Lorenzo ANDREATTA à la basse, en plus de 6 chanteurs lyriques (barytons et ténors).

6 chansons de durées variant de 5 à 14 minutes peuplent cet album pour un total de 53 minutes. La chanteuse Ana TORRES FRAILE est omniprésente et ce n’est sûrement pas un inconvénient parce que ses prestations variées nous proposent plein de surprises et beaucoup de créativité. Son registre couvre plusieurs octaves et elle prête son instrument à des exercices de haute voltige parfaitement maîtrisés. Les musiciens qui l’accompagnent sont chevronnés et ils font partie de la formation depuis assez longtemps (incluant les collaborateurs) pour que s’installe une certaine homogénéité malgré l’éclectisme des mouvements. Les chanteuses à voix m’énervent lorsqu’elles se mettent à crier. Ici la puissance de l’artiste lui permet beaucoup d’amplitude sans que ça agace.

L’album débute par « Terra Cava » une longue pièce de 14 minutes. C’est une pièce d’une complexité très accessible avec juste assez de symphonique un peu arabisant, tantôt planant, tantôt articulé. Un mélange qui s’écoute avec délectation. « Codice Y16 » qui suit, débute avec un rythme atypique encore une fois très accessible avec des changements d’une belle créativité. Moi ça me plaît beaucoup parce qu’il n’y a pas de répétition. Les passages de transition un peu jazzés au piano et à la basse sont pertinents et servent bien la fluidité lors des changements de rythme. La troisième pièce « Elogio del Dubbio » est de la même facture que « Codice Y16 » et s’écoute aussi bien. Une explosion d’inventivité. Ana TORRES FRAILE amorce « Architectural Dell Acqua » (chantée en anglais) en duo avec une guitare en sourdine. Le saxophone s’installe mélodieusement et tout chemine lentement vers un piano plus jazzé. Les 10 prochaines minutes sont polyrythmiques avec une ligne de guitare assez mordante. La meilleure pièce de l’album (remarquez qu’il n’y a pas eu de temps mort à date). L’avant-dernière pièce « Citta Infinite » est portée par une prestation pianistique plus jazzée. Encore une fois les différents rythmes s’enchaînent bien. Ici on a droit à des sonorités plus électroniques et a une recherche musicale plus élaborée avec quelques passages à la basse style John Entwistle (The Who). On conclue cet album avec une « Mare Verticale » plus swing avec encore des variations rythmiques très fluides et habillement orchestrées.

Je dois donc conclure que l’étiquette Zeuhl qui m’avait un peu rebuté au début (j’avais Magma en tête et le kobaïen) ne doit pas vous empêcher de découvrir cette fabuleuse aventure musicale que nous propose Universal Totem Orchestra et que je qualifie d’excellente.

PISTES / TRACKS

 

1. Terra Cava (14:06)
2. Codice Y16 (5:21)
3. Elogio Del Dubbio (7:54)
4. Architettura Dell'Acqua (11:27)
5. Città Infinite (6:19)
6. Mare Verticale (7:38)

 

Musiciens / MUSICIANS :

 

- Ana Torres Fraile / vocals
- Antonio Fedeli / alto and tenor saxophone
- Daniele Valle / guitar
- Fabrizio Mattuzzi / keyboard, piano
- UTO G. Golin / drums
- Yanik Lorenzo Andreatta / bass deouis 2008
Guest Musicians:
- Adriano Vianini / vocals
- Alessandro Andreatta / guitar on "Architettura Dell'Acqua"
- Francesco Festi / vocals
- Gianni Nicolini / tabla on "Elogio Del Dubbio"
- Mirko Pedrotti / vibes on "Città Infinite"
- Oscar Cordioli / vocals
- Samia Charbel - vocals on "Elogio Del Dubbio"

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