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CHRONIQUE / REVIEW

joe deninzon & stratospheerius

guilty of innocence

Releases information

Release date: September 29, 2017

Format: Digital, CD

Label: Melodic Revolution Records

From: USA

6,7

Alan Charles - November 2017

TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

CHRONIQUE / REVIEW

CD

 

D’entrée de jeu, disons-le tout de suite : la bande à Joe DENINZON est formée de musiciens de très haut niveau. On a ici affaire à des musiciens de jazz expérimentés et qui savent donner dans tous les styles sans qu’on ne sente aucune difficulté. Ils sont tous impressionnants. Ce n’est donc pas sur le côté de la performance qu’un tel groupe peut perdre des points! Mais qu’en est-il de l’offrande dans son ensemble?

Ce qui m’a frappé à la première écoute fut le timbre, le phrasé et la livraison du chanteur (le leader et violoniste) Joe DENINZON. J’ai réellement cru qu’il s’agissait du chanteur Michael Patton du groupe de rap-métal Faith No More, qui aurait décidé de changer de style, tant la similitude est frappante. Mais ce n’est pas le cas bien sûr. Je ne crois pas que Patton joue du violon…Cet album est très hétéroclite. Rock, jazz, funk, il y a de tout pour tous les goûts mais je me demande si on ne perd pas un peu de cohérence. On sent que les musiciens en mettent plein la vue – ou l’oreille plutôt! – et se font plaisir. Ce qui n’est pas rare en jazz, il faut l’avouer.

Les premières secondes de la pièce d’ouverture « Behind The Curtain » m’a fait penser à un mix de Focus (en raison des rythmiques de voix basses) et Diablo Swing Orchestra (pour la guitare hard mêlée au style presque swing), alors que le refrain m’a rappelé des dizaines de pièces hard rock des années 80. Comme je le disais en entrée, exécution parfaite mais une composition qui ne réinvente rien et laisse sur sa faim. La deuxième pièce, « Take You Medecine, »  nous amène totalement ailleurs avec son entrée à la basse. Doublée de la guitare après quelques mesures, on a ici droit à un « riff » que tout bon band hard rock aurait adoré! Mais avant qu’on s’y habitue, l’ambiance se transforme totalement en un funk qui rappelle Red Hot Chili Peppers et même Faith No More susmentionné. J’ai adoré les cuivres qui viennent refaire la ligne du début, en support aux guitares, dans le refrain. Une excellente pièce énergique qui m’a beaucoup plu.

Avec « Guilty Of Innocence, » nous sommes encore une fois complètement ailleurs. On a ici droit à un funk-jazz-pop pas loin de ce que pouvait faire un Frank Zappa dans ses meilleurs pastiches de « Barber shop singers. » On sent que, malgré leur talent, les musiciens ne se prennent pas au sérieux! On sera aussi surpris de découvrir un solo de style Rage Against The Machine à la toute fin. Très bon! C’est avec la pièce « Face » que le violon de DENNINZON est enfin mis en vedette. Malheureusement, on doit attendre 2 :05 minutes avant que ça devienne réellement intéressant et surprenant. Le violon est aussi en vedette sur la reprise de « Hysteria » de Muse puisqu’il assure la mélodie de base en lieu et place de la guitare de l’original. Interprétation intéressante et originale mais qui sert essentiellement à mettre en vedette la technique irréprochable des musiciens. Vous aimez le disco? Vous serez servis par « Affluenza. » Bien exécuté mais sans intérêt pour moi.

Le problème avec la plupart des pièces de cet album est qu’elles commencent toujours en lion pour finalement accoucher d’une fourmi. Au niveau de la composition, bien sûr, puisque l’interprétation est toujours irréprochable et même impressionnante. C’est le cas de « Parallel Reality » et « Game of Chicken. » Aussitôt que les portions instrumentales font place au chant, le tempo et l’émotion tombent pour faire place à une pop « rehaussée » mais sans plus d’intérêt. Et on passera assurément sur « Dream Diary Cadenza, » un magma de sons inutiles.

« Soul Fool » en finale est probablement la pièce la plus progressive de l’album. Elle offre en près de 13 minutes un condensé de tout ce qu’on retrouve précédemment, sections flamenco et classique en sus! Excellente pièce si on ne s’est pas déjà farci le reste…

Au final, si vous aimez la dextérité de musiciens hors-pair, vous serez servi. Ils sont sans reproches. Mais si vous cherchez de l’émotion (énergique ou mélodramatique), c’est un peu raté. Chaque pièce, une à une, c’est bon. L’ensemble, en une écoute, c’est trop.

 

PISTES / TRACKS

 

  1. Behind the Curtain (3:43)

  2. Take Your Medicine (4:10)

  3. Guilty of Innocence (3:16)

  4. Face (5:46)

  5. Hysteria (4:13)

  6. Affluenza (3:08)

  7. Parallel Reality (3:10)

  8. Game of Chicken (5:03)

  9. Dream Diary Cadenza (4:12)

  10. Soul Food (12:46)

Musiciens / MUSICIANS :

 

Stratospheerius:

Joe Deninzon: Electric Violin, Lead Vocals & Mandolin

Aurelien Budynek: Guitar & Backup Vocals

Jamie Bishop: Bass & Backup Vocals

Lucianna Padmore: Drums

Additional Musicians & Special Guests:

Benny Koonyevsky: Percussion on Behind the Curtain, Take Your Medicine, Guilty of Innocence, & Face.

Rave Tesar: Synth on Affluenza & Piano on Soul Food.

Melanie Mitrano: Soprano on Hysteria & Soul Food.

Alex Skolnick: Guitar

Randy McStine: Guitar & Background Vocals

Patrice Jackson: Cello

Eddie Venegas: Acoustic Violin

Earl Maneein: Viola

Leo Grinhauz: Cello on Soul Food.

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