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CHRONIQUE / REVIEW

ANATHEMA

the OPTIMIST

Releases information

Release date: June 9, 2017

Format: CD, Digital, Vinyl

Label: K-Scope

From: Royaume Uni / UK

9,4

Interview Here

Charles Dauphin - May 2017

TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

CHRONIQUE / REVIEW

CD

Le premier album d’ANATHEMA remonte à 1993.  « The Optimist » représente leur onzième album studio.  L’une des marques des groupes qui arrivent à durer est cette capacité à savoir se renouveler, à explorer différentes facettes de leur musique sans avoir peur de changer leur style ou leur sonorité.  Cela ne se fait généralement pas sans heurts, les fans habitués à leur groupe préféré vont souvent protester devant l’obligation de sortir de leur zone de confort.  En ce sens, les fans du groupe ont maugréé lors de la sortie de « We’re Here Because We’re Here » en 2010 après un long silence de sept années.  Déjà avec « A Fine Day to Exit » (2001), le groupe avait amorcé une évolution vers d’autres sonorités.  Leur étiquette de death/doom métal tombait définitivement avec « We’re Here » pour révéler une approche beaucoup plus introspective et spirituelle, un style qui allait se raffermir avec « Weather Systems » (2012) et « Distant Satellites » (2014).

 

Ayant moi-même découvert le groupe récemment (2015), je m’attendais à entendre des thèmes familiers avec « The Optimist », surtout avec un titre aussi évocateur.  Mais les premières informations parlaient de pièces plutôt sombres et chargées d’émotion.  L’album se veut la résolution de « A Fine Day to Exit », paru en 2001, qui présente la fuite d’un homme qui veut s’éloigner d’un quelconque événement de sa vie.  Cet album se terminait dans l’incertitude quant au destin du protagoniste (folie? suicide?).  On l’entend garer sa voiture, en descendre, puis ses pas s’éloigner avec le son des vagues en arrière-plan (et un personnage marmonner quelque chose au sujet de poulets…).  D’ailleurs la pochette de l’album illustre sa voiture garée près d’une plage.

 

Et c’est de là que vient l’idée de « The Optimist ».  Le destin de ce chauffeur égaré devient le fil conducteur de l’album.  D’ailleurs le premier titre (« 32.63N 117.14W ») représente les coordonnées de la plage de Silver Strand, tout près de San Diego en Californie où AFDTE s’est terminé.  On entend le personnage, l’Optimiste, revenir à sa voiture en cherchant son souffle, incommodé par l’eau de la mer où il s’était retrouvé (tentative de suicide ratée, ou changement d’idée?).  En cherchant un poste de radio, il s’arrête sur un rythme électronique qui enchaîne avec « Leaving It Behind », une pièce rythmée qui lance l’album à pleine vitesse.  Débute alors une virée cinématographique qui raconte une nouvelle fuite de notre personnage, mais il fuit de quoi?  Et vers où? 

 

La meilleure façon d’aborder l’album -- car il est difficile de sortir l’une ou l’autre des chansons de leur contexte, ou de les écouter dans un ordre aléatoire – et pour bien comprendre l’intention des musiciens, « The Optimist » doit être considéré comme un tout, et écouté comme on lirait un roman ou comme on visionne un film.

 

Si « Leaving It Behind » sonne le réveil de l’Optimiste et lui fait tout remettre en question, « Endless Ways » est la voix de sa conscience (ou de la femme qui l’aime) qui l’implore de revenir à la vie qu’il a laissé derrière lui.  La voix de LEE DOUGLAS est absolument magnifique et on constate qu’elle est à son apogée sur cet album.  ANATHEMA étant qui ils sont, cette chanson qui débute si délicatement avec le piano et l’angélique voix de LEE va gagner rapidement en intensité et en émotion grâce à des guitares bien appuyées par les claviers (plus présents sur cet album) et aussi à des violons qui viennent bonifier l’orchestration.  On reconnaîtra d’ailleurs cette signature d’ANATHEMA, ce crescendo musical et émotif, sur plusieurs pièces de l’album.

 

« The Optimist » illustre la dualité du personnage, ce désir de fuite, et le regret de tout laisser derrière.  Les trois pièces suivantes font état de la route empruntée, en passant par « San Francisco » et « Springfield », avant de s’interrompre avec « Ghosts ».  La première est plutôt électronique et hypnotisante, avec des échos de « Tangerine Dream » et l’impression de voir défiler les lampadaires.  La seconde est sombre et angoissante, tant par le texte répété (« How did I get here, I don’t belong here ») que par le jeu des guitares.  Finalement, « Ghosts », la voix de sa conscience (LEE DOUGLAS) implore l’Optimiste à ralentir sa course car il roule depuis longtemps et commence à avoir des hallucinations…  « Can’t Let Go », avec son tempo accéléré, contraste avec la pièce suivante « Close Your Eyes ».  Celle-ci est certainement la plus atypique de l’album et même de toutes les pièces que le groupe nous a servies à date, mi-rêveuse, mi-jazzée.  « Wildfires » évoque les feux de brousse qui brûlent tout sur leur passage avant de laisser la nature renaître.  Un rêve qui poussera l’Optimiste à comprendre le sens de sa vie, et qui le ramènera « Back to the Start » : une finale spectaculaire, comme un lever de soleil qui annonce un nouveau jour, une explosion de couleur sur un monde auparavant gris et terne.  Un épilogue viendra clore définitivement cette histoire après un silence de trois minutes.

 

La première écoute de cet album surprendra certainement les fans du groupe, comme il m’est arrivé.  Mais il faut aller plus loin, il faut visualiser cette histoire jusqu’à la fin.  Si je peux vous donner un conseil, c’est de faire comme VINCENT le dit avec les premières paroles : « Tonight, let go/ Let go of everything ».  Fermez les lumières, levez le son, et pendant une heure devenez l’Optimiste.

 

PISTES / TRACKS

 

  1. 32.63N 117.14W (1:17)

  2.  Leaving It Behind (4:28)

  3. Endless Ways (5:52)

  4. The Optimist (5:35)

  5. San Francisco (5:02)

  6. Springfield (5:56)

  7. Ghosts (4:18)

  8. Can’t Let Go (5:05)

  9. Close Your Eyes (3:40)

  10. Wildfires (5:41)

  11. Back To The Start (11:47)

Musiciens / MUSICIANS :

 

Vincent Cavanagh - guitars, vocals

Danny Cavanagh – guitars, piano

Jaime Cavanagh - bass guitar

Lee Douglas - vocals

John Douglas - drums

Daniel Cardoso – drums, keyboards

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