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CHRONIQUE / REVIEW

cosarara

cosarara

Releases information

Release date: Septermber 2, 2016

Format: CD

Label: AMS Records

From: Italie / Italy

8,0

CHRONIQUE / REVIEW

CD

 

Alors là, il va falloir vous accrocher comme j'ai du moi même le faire ! Originaire du canton d'Asti dans le Piémont, c'est à dire très proche de la frontière française, les quatre musiciens de COSARARA (3 garçons et une fille) nous proposent leur premier album éponyme quasiment instrumental, et qui dit instrumental dit des écoutes encore plus attentives qu'à l'accoutumée pour ne rien rater de la richesse de l'œuvre. Six titres dont cinq supérieurs à huit minutes constituent cet album.

 

Parlons de la section rythmique pour commencer, car ici c'est du béton d'un bout à l'autre et avec une très haute technicité qui permet aux deux solistes de s'épancher joyeusement dans des délires guitaro - claviéristiques de haute volée. Comme le stipule si bien le label AMS Records, COSARARA expérimente de nouveaux langages musicaux, et c'est véritablement une exploration dantesque, esgourdes grandes ouvertes et cerveau en ébullition dès le titre d'ouverture "Havismat", vous vouliez participer à "Koh Lanta", écoutez COSARARA, l'effet est le même (surtout pour vos susnommés pavillons auditifs).

 

"Havismat" s'avère d'ailleurs mon titre préféré, le plus accessible c'est sûr, le plus mélodique  aussi, pas très loin parmi les parutions récentes d'un NEMRUD par exemple, avec une plus grande place faite à la six cordes par rapport aux touches noires et blanches, bref du progressif expérimental bien barré. Dans "Miraggio" le travail est plus partagé entre les claviers et la guitare avec un avantage cette fois ci aux claviers joués en nappes épaisses et sur lesquels Andrea ONESTI nous régale de sa guitare véloce et lyrique, la trame mélodique ici n'est pas trop difficile à suivre.

 

Pour le long, très long "Io"  plus de dix-huit minutes au compteur, prenez une grande inspiration et ne relâchez pas sous peine de vous perdre dans les méandres du morceau, relativement calme dans son premier quart, plus pêchu dans son second avec un gros travail de Piolo ALUFFI à la basse, très très complexe entre la huitième et la neuvième minute (c'est là qu'il ne faut pas perdre le fil.....) avant un grand blanc pour introduire la seconde moitié plus facile d'écoute, plus calme et beaucoup moins technique que le reste de l'album, c'est fait le mot est lâché, "technique", la musique de COSARARA l'est incontestablement beaucoup d'où sa difficulté à trouver sa place dans notre chère planète progressive de 2016, il vous faudra donc persévérer. Pour "Totentanz" et "Innisfree" (superbe partition de guitare entre la cinquième et la huitième minute), les adjectifs seront les mêmes, complexe, torturé et........technique, si nous étions dans les années quatre-vingt, COSARARA ferait passer THE CURE ou ECHO AND THE BUNNYMEN pour des joyeux lurons hyper rigolos, si ce n'est que là, il n'y a pas de chant, vous voyez le tableau ?

 

En conclusion, je classerai volontiers ce quatuor transalpin dans le rock dépressif, très dépressif......à côté de COSARARA, le PORCUPINE TREE des débuts pourrait s'apparenter à de la musique de danse, c'est tout dire.

 

Musiciens / MUSICIANS :

Andrea Onesti - Guitar

Francesca Goria - Keyboards/Sampler/Moog

Piolo Aluffi - Bass

Maurizio Pinna - Drums

PISTES / TRACKS

 

1) Havismat (10:23)

2) Serenloonies (1:46)

3) Miraggio (9:01)

4) Io (18:23)

5) Totentanz (10:41)

6) Innisfree (8:07)

 

Philippe André - September 2016

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